Immobilier en Nouvelle-Zélande : les différents profils d’acheteurs en 2025

Le marché immobilier néo-zélandais montre enfin des signes d’embellie, offrant de nouvelles perspectives pour les résidents néo-zélandais et propriétaires depuis plusieurs années. Les derniers chiffres publiés par CoreLogic NZ (décembre 2024) nous permettent de comprendre l’évolutions des comportements des trois principaux profils d’acquéreurs : les primo-accédants, les propriétaires en quête de changement, et les investisseurs. Notre équipe fait le point avec vous sur les tendances et des opportunités pour chacun des groupes. 

 

Rappel préliminaire : Bien que le gouvernement ait récemment annoncé son intention de réformer l’Overseas Investment Act, les investisseurs étrangers ne peuvent, depuis 2018, acheter des biens immobiliers en Nouvelle-Zélande qu’à des fins locatives.

 

Des primo-accédants plus actifs que jamais

L’année 2024 a été marquée par un record pour les primo-accédants (First Home Buyers – FHB), qui ont représenté 26,1 % des achats immobiliers. Un record, favorisé par plusieurs facteurs :

  • L’accès au KiwiSaver, qui facilite la constitution d’un apport.

  • Les conditions de prêt à faible apport, plus souples pour cette catégorie.

  • L’achat de biens neufs, permettant de contourner les restrictions sur les ratios prêt/valeur.
    Environ 27 % des ventes de logements neufs en 2024 ont été réalisées par des primo-accédants, profitant d’un marché plus flexible et d’une baisse des prix. Le prix médian payé par cette catégorie est passé à 698 000 $, contre 719 000 $ en 2022.

 

Les propriétaires en quête de changement plus prudents

À l’inverse, les propriétaires souhaitant changer de résidence ont été moins présents sur le marché. Ils ne représentent que 26,5 % des transactions, un chiffre en retrait par rapport à leur moyenne habituelle. En cause, un climat de confiance encore fragile et des chaînes de transactions longues et complexes, rendant la vente et l’achat simultanés plus difficiles.

 

Les investisseurs sous pression, mais en reprise

Les investisseurs et multipropriétaires ont également ralenti leur activité en 2024, ne représentant que 21,7 % des achats immobiliers, contre une moyenne de 24,5 % depuis 2005. La cause principale : des taux d’intérêt élevés (plus de 7 % au premier semestre 2024) rendant l’investissement locatif plus coûteux et nécessitant des compléments financiers importants.

Cependant, des signes positifs émergent déjà. Les baisses des taux d’intérêts bancaires ont réduit les « top-ups » (les compléments financiers hebdomadaires nécessaires) d’environ 350 $ à 200 $, rendant les achats plus soutenables pour de petits investisseurs, souvent des « Mums and Dads » qui commencent à revenir sur le marché.

 

Que nous réserve 2025 ?

Les perspectives pour 2025 sont encourageantes : le volume des ventes immobilières devrait passer de 80 000 en 2024 à environ 90 000 cette année, grâce à la combinaison de taux d’intérêt plus bas et d’un retour progressif à la croissance économique. Vous pouvez lire notre article à ce sujet.

Tous les profils d’acheteurs pourraient en profiter :

  • Les primo-accédants devraient rester très actifs, même si leur part de marché pourrait légèrement reculer au profit des investisseurs et des relocalisateurs.

  • Les investisseurs sous crédit devraient être plus présents, profitant de conditions plus favorables.

  • Les propriétaires en quête de changement pourraient également retrouver confiance et dynamiser le marché.

Même si la part relative de certains groupes peut diminuer, cela ne signifie pas moins d’achats en valeur absolue. Par exemple, si la part de marché des primo-accédants baisse à 24 % en 2025, ils pourraient tout de même acheter 1 000 biens de plus que l’an dernier grâce à un marché globalement plus dynamique et des niveaux plus « normaux » de la part des investisseurs et des propriétaires souhaitant déménager.

 

Zoom sur le KiwiSaver

Le Kiwisaver est un dispositif d’épargne volontaire mis en place pour aider les Néo-Zélandais à préparer leur retraite ou à financer l’achat de leur premier bien immobilier. Après 3 ans de cotisation au Kiwisaver, le salarié peut utiliser son épargne pour acheter un bien immobilier. Alimenté par des contributions directement prélevées sur le salaire et complétées par l’employeur, il représente un véritable coup de pouce financier. Les employeurs sont d’ailleurs tenus d’inscrire automatiquement leurs nouveaux employés éligibles. Au-delà du minimum légal de 3 %, certaines entreprises choisissent d’augmenter leur contribution ou de proposer un fonds KiwiSaver spécifique et cohérent avec leurs valeurs. En tant qu’employé, vous avez la liberté de choisir un fonds qui vous ressemble, notamment en matière d’investissement éthique. Chez Nos conseillers financiers peuvent vous accompagner pour sélectionner un fonds aligné sur vos convictions sociales et environnementales, tout en assurant un rendement performant.

 

Disclamer : Le contenu de cet article est destiné à fournir des informations générales uniquement. Bien que des précautions soient prises pour garantir l'exactitude et la fiabilité, les informations fournies sont sujettes à des changements continus et peuvent ne pas refléter les développements actuels ou aborder votre situation. A noter qu’il ne s’agit en aucun cas de conseil financier.